Diyardakır en noir et blanc.

Pour parler de Diyardakır avec des couleurs, dans l’esprit de ce qui se fait sur Dolaşa dolaşa, il aurait été possible d’opter pour un panache vert et rouge, couleurs de la ville et de ce que l’on sait ; mais le vert et le rouge sont un peu vifs et s’entrechoquent. Alors pour ne mécontenter ni les esthètes ni les daltoniens, cet article sera « Diyardakır en noir et blanc ».

En noir et blanc seront les photos, mais noire et blanche est de toutes façons l’impressionnante cité. Dans un environnement pas trop montagneux, juste vallonné, la ville ancienne, très vaste, pas du tout une simple citadelle, pas un kale monté en grade, une vraie ville. Très ancienne.

Si robustes, les remparts sont percés de portes, aux noms de la ville que dessert la voie qui les perce : Urfa, Harput – c’est-à-dire l’ancienne Elazığ, Mardin. Si les remparts sont noirs, presque intégralement,  de dessinant massifs dans un écrin de verdure, impressionnants, c’est bien le noir et blanc qui marque la ville. Tradition très ancienne de bâtir en alternant les blancs du calcaire acheminé d’Urfa et les gris sombres et mats du basalte d’une montagne située au sud, sur la route de Mardin.

Caravansérails restaurés récemment, aujourd’hui à nouveaux lieux vivants où les chats errent et miaulent entre les banquettes, revêtues de kilims,  balcons où l’on se spécialise dans l’élaboration de petits déjeuners frugaux à base de fromage aux herbes, très salé, ou hôtels de luxe pour ceux qui cherchent du caractère et de la patine, ils se posent en alternance régulière de zébrures noires et blanches. Au coin de la grande mosquée, une librairie est de la même veine esthétique, et sur les murs et frontons se dessinent les emblèmes que sont le lion attaquant le taureau.

Sur les flans des bus de Öz Diyarbakır se dessinent souvent des pastèques, l’espèce locale est oblongue , au contraire de celle d’Adana qui est sphérique ;  chaque année la compétition oppose les deux villes pour savoir qui saura produire la plus géante ; le fruit de saison n’est pas de trop pour contrer sans doute la chaleur estivale au bord du Tigre, mais au printemps la tendance est plutôt aux  beignets circulaires qui l’on fait frire sur le trottoir.

Le soir venu,  les musiques du folklore local font tournoyer ; dans le ciel, les avions de chasse de la base voisine s’entraîne : retour aux réalités.

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~ par dolasadolasa sur 19 avril 2010.

Une Réponse to “Diyardakır en noir et blanc.”

  1. Il faut absolument que je retourne à Diyarbakir pour continuer à la découvrir… et qui sait peut-être lors du prochain festival de la pastèque !

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