Julie en juillet.

Un road movie pour le Bosphore… Une aventure déjantée à travers l’Europe danubienne qui se finit par un baiser à l’ombre de la mosquée d’Ortaköy, filmé en tourbillon à la Lelouch…

Si la scène d’exposition nous accueille dans les blés de la plaine du Danube en Bulgarie, par une éclipse, un dialogue surréaliste sur les banquettes d’une Mercedès berlinoise, c’est dans une salle de classe d’un lycée de Hambourg, au seuil de vacances,  devant un lot de lycéennes désinvoltes, que tout commence. Une brunette rayonnante d’inspiration rasta qui complote pour capter l’attention et l’amour d’un jeune professeur de physique stagiaire, un peu nigaud, un quiproquo du premier rendez-vous, qui met en scène un ange – melek – qui chante accompagnée à la guitare sèche sur une plage, et c’est parti pour le Bosphore.

Le prof un peu niais se lance sur un coup de tête sur la route d’Istanbul, à la poursuite d’une jeune femme envoûtante, et peut-être pas celle qu’il croit.

Film de voyage, film de voyages, les véhicules de succèdent, mécaniques et psychotropes ; Ford Granada break jaune, avec une feuille de cannabis sur le capot, camionneur hongrois et bière, pétards et lévitation sur la péniche, fourgon militaire yougoslave mené par une lionne, qui guidera notre prof trop sage dans les bas-fonds psychédéliques et underground de Budapest, le laissant sans passeport et sans argent dans une cour de ferme au milieu d’un troupeau d’oies. Julie, la brunette, se perd, se retrouve, s’engueule et s’épouse.

Quand, entre Roumanie et Bulgarie, alors que le couple a volé une Dacia, vendu une à une les portières, puis le capot, pour trouver de l’argent afin de poursuivre, leur union virtuelle scellée devant un garde-frontière véreux sombre dans un bras du fleuve, on pense que l’aventure touche à sa fin ; c’est alors que les personnages se rejoignent et que les rôle se redistribuent, et de cette nouvelle donne naît un happy end.

On ne s’ennuie pas du tout dans ce périple, même si ce sont plus des saynètes que de longues chevauchées, plus des bribes d’un théâtre bondissant qu’une flânerie routière ; les personnages sont vifs, excessifs, amusants, et les véhicules sympathiques ; parce que parfois on peut se distraire.

Julie en juillet, de Fatih Akin, 2000.

 

Télécharger « Julie en juillet » au format PDF :

~ par dolasadolasa sur 14 décembre 2010.

2 Réponses to “Julie en juillet.”

  1. Merci pour mettre en lumière ce film!

    http://www.mademoiselleistanbul.com

  2. Oui, décidément, vous savez convaincre de l’intérêt du cinéma de Fatih Akin.

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