Les larmes de Sarıkamış.

On n’est pas obligé d’aimer les monuments commémoratifs ; on peut les trouver vains, pompeux, superflus, on peut n’y voir que l’exaltation d’un nationalisme révolu, et que germes inutiles de discordes entre générations présentes.

On peut aussi parfois s’arrêter ; et aussi être un instant ému par le visage des hommes figés dans le bronze, autour d’un obélisque blanc gravé de rouge.

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Sarıkamış aujourd’hui c’est une petite ville de montagne, avec quelques prétentions dans le domaine du ski, station de sports d’hiver de Kars, d’une certaine façon.

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Elle est aussi le lieu d’une bataille oubliée, que rappelle néanmoins ce monument au bord du ruban grisâtre et sans marquage au sol de la route Erzurum-Kars ; ici, au tournant des années 1914-1915, 100000 soldats de l’Empire ottoman, des bataillons de Erzurum, d’Elazığ, de Sivas, emmenés par Enver Pacha, seront pétrifiés dans le vent glacial du haut plateau et repoussé, dans leur ambition de rejoindre Kars, par les troupes russes. Les ottomans laissèrent 45000 hommes dans la bataille, les Russes environ 30000, toutes causes de décès confondues.

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~ par dolasadolasa sur 23 août 2011.

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