De Tbilisi à Tiflis.

Tbilisi… Tiflis….

Souvent, on ne sait plus vraiment comment la nommer, et on en vient à imiter le steward de Turkish Airlines qui avec une voix de stentor, ferme et posée, faisait résonner à destination des retardataires dans le hall de l’aéroport Atatürk « Tiflis ! Tbilisi ! Tiflis ! Tbilisi ! Tiflis ! Tbilisi ! Tiflis ! Tbilisi ! » alors qu’une foule s’était déjà levée comme un seul homme, agitée et pressante lorsque avaient commencé à s’afficher avec une alternance régulière sur l’écran de la porte 214 «Batum, Batumi, Batum, Batumi »….

À l’extrémité orientale de la capitale géorgienne, il n’y a pourtant aucun doute. Au pied de la citadelle Narikala, coincée entre les falaises de Sololaki qui dominent les jardins botaniques et la Mtkvari, c’est bien Tiflis qui se découvre au fil de la promenade, le long des ruelles pentues de la vieille ville, Kala ; d’ailleurs, derrière les parterres de fleurs qui jouxtent les bains, le « Tiflis Veranda » dissipe les éventuels doutes, et annonce les couleurs pour qui viendrait de l’autre rive.

Tiflis

Kala, c’est le quartier le plus ancien de la ville, celui de la première implantation, autour des sources d’eau chaude qui ont donné son nom à la capitale, et une légende à sa fondation. Cette partie de la vieille ville, aujourd’hui centre de la communauté azérie, s’organise autour de l’Abanos Koutcha, la place des bains, mamelons de briques construits aux XVII°-XVIII° siècles lorsque Tiflis était ottomane, à côté d’un curieux bâtiment d’architecture persane, sorte de Samarkande géorgien, les bains Orbeliani construits au XVIII° siècle.

Bains Orbeliani, Tiflis Abanotubani, Tiflis Bains Orbeliani, Tiflis Abanotubani, Tiflis

Tiflis : mosquée, quartier d'AbanotubaniÀ peine plus loin, sur la colline, s’accroche l’unique mosquée de la capitale, construite, détruite, reconstruite au gré des dominations ; l’édifice de briques rouges qui abrite la petite et accueillante communauté musulmane de Tiflis est au cœur d’un dédale de ruelles calmes et reposantes, invitation à flâner paisiblement sous les balcons et les encorbellements de bois, à s’arrêter devant les cours où sèche le linge qui dissimule galeries et escaliers ouvragés, à repartir gaillardement dans les travaux de destruction-construction-rénovation, – on ne sait jamais en Géorgie à quelle phase on a à faire – piles de pavés, poutres, madriers, tas de sable et tapis mis à aérer.

Quartier Abanotubani, Tiflis Quartier Abanotubani, Tiflis Quartier Abanotubani, Tiflis

Puis, ivre de cette humeur sereine qui enveloppe Abanotubani, poursuivre à travers Kldisoubani vers le quartier clinquant de Tbilisi autour de Bambis rigi, Shardenis quicha et leurs terrasses jeunes, riches et branchées, ou bien s’engouffrer dans la fraîcheur du métro pour rejoindre la station Marjianishvili – ou toute autre – , retrouver l’agitation frénétique, la nervosité de la capitale.

Et s’aviser que de Tbilisi à Tiflis, c’est avant tout une question d’atmosphère.

Quartier d'Abanotubani, Tiflis

Télécharger « De Tbilisi à Tiflis » au format PDF :

~ par Emmanuelle sur 2 novembre 2011.

Une Réponse to “De Tbilisi à Tiflis.”

  1. En lisant cet article j’en ai plein de bons souvenirs ……………. J’ai visite Tiflis ( ΤΥΦΛΙΔΑ = TYFLIDA en grec) en 1983 :-))
    FANNY.

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