Keyif.

Chaleur, ramadan, digestion ? Oisiveté, paresse, nonchalance ?

Sieste. Rêveries. Sur un banc, une chaise, une banquette, l’herbe fraîche.

Sans que cela ne soit dû à des températures, à un état physique, à une inclination à l’inaction.

Simple état de bien-être, saveur du temps qui passe paisiblement, hymne à la lenteur, éloge de la parenthèse autour d’un thé ou d’un songe, dans la caresse de la brise, l’ombre d’un platane.

C’est le keyif, difficilement traduisible. Une attitude, une approche du temps, celui de l’horloge et celui des hommes, qui contraste avec la frénésie, l’agitation autour de cette bulle inébranlable.

Le mot vient de l’arabe متعة (keîf), qui signifie « plaisir » ; on le retrouve dans plusieurs langues avec ce même sens d’état d’âme proche de la sérénité, de situation d’une simplicité bienfaisante, où l’on prend le temps de vivre. Un bonheur indicible. Une plénitude. Tout un art.

Indicible ou non, le keyif, ça kiffe grave.

~ par Emmanuelle sur 24 novembre 2012.

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