Flore du Caucase : présentation

Le Caucase est une chaîne qui s’étire sur 1 200 kilomètres, depuis la statue de Lermontov qui scrute le détroit de Kertsch à l’extrémité de la péninsule de Taman (Russie), jusqu’au sanctuaire de Şüvəlan au bout de la péninsule d’Abşeron bordée par la Caspienne (Azerbaïdjan).

Comme la plupart des chaînes montagneuses, le Caucase peut se diviser en trois régions, les extrémités occidentale et orientale de la chaîne, formées de douces collines se rejoignant en une partie centrale élevée, constituée d’un enchevêtrement de pics hiératiques qui friment au-delà des 5000 mètres d’altitude, de glaciers (plus de 2 000) et de vallées étroites à l’accès difficile.

Oui, mais nous sommes au Caucase, et c’est donc un peu plus compliqué.

Cette description correspond au Grand Caucase, qui couvre, dans des dénominations qui quoique datées ont toujours cours, la Ciscaucasie (les républiques méridionales de la Fédération de Russie, plus deux krais russes, au nord de la chaîne) et la Transcaucasie, l’autre côté du Caucase, en d’autres termes, vu de Moscou, les anciennes républiques au sud de la chaîne, Géorgie, Azerbaïdjan, Arménie.

Sauf que l’Arménie n’a strictement rien à voir avec le Grand Caucase, mais bien plutôt avec le Petit Caucase, ligne de crêtes plus courte et moins élevée qui s’étend plus au sud en Géorgie, en Arménie et en Turquie ainsi qu’en Iran si on y rattache le Haut-Plateau arménien et l’ensemble des hautes-terres du sud.

Entre les deux, entre le Grand et le Petit, forcément, une dépression, caucasienne. Migraine, oui.

Bref, pour faire simple, le Caucase ressemble à s’y méprendre à un khachapuri adjaruli – ce qui en soit est tout à fait ordinaire pour le voyageur en Géorgie :le kachapuri mériterait sa place dans le panthéon caucasien aux côtés de Jason, de Médée et de Prométhée – ,à la nuance près que l’antique Ibérie est nettement moins grasse que la Colchide.

Et les fleurs ? ….

Avec une topographie aussi variée, le Caucase se doit bien d’abriter une flore qui l’est tout autant. On dénombre donc quelques 6 400 espèces dont 1 600 endémiques. Moins riche que la flore de Turquie, moins originale aussi, elle semble cependant être plus visible, en plus grand nombre, même dans des écosystèmes similaires. À moins que cette profusion ne soit qu’une impression, découlant directement de la plus grande nécessité d’aller se dégourdir les jambes après de longs trajets en marchroutkas ? Possible.


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